gototopgototop
 
 
Nouvelles

17

Sep

2008

Un Anglais à Poussan Imprimer Envoyer
Loisirs - Tourisme
Écrit par John   

photoJe débarquai donc de mon avion compagnie low cost (seule compagnie assurant désormais la liaison Londres/Montpellier…), bondé de touristes anglais pour la majorité, à la peau laiteuse, avides de chaleur et de soleil par un début d’après-midi typique du Sud de la France à l’aéroport de Montpellier Fréjorgues. Après avoir récupéré mes bagages, je traversai donc le hall, confiant, l’air conditionné me maintenant encore dans une atmosphère confortable. uk

Mais dès les portes franchies, je sentis que mon séjour n’allait pas être si facile que ça. Je fus assailli par une bouffée d’air chaud qui me laissa presque suffoquant, étourdi par le chant des cigales, ébloui par un ciel bleu azur et un soleil de plomb, une température de 32° celcius ! J’avais « oublié » dans les brumes londoniennes l’élément de base de tout vrai Montpelliérain : les lunettes de soleil ! Je sentis que ma survie sur cette terre brûlée par le soleil dépendait de la rapidité à me procurer une bière bien fraîche qui me rappellerait les pubs de ma chère Angleterre.)

Je quittai l’Angleterre de sa Gracieuse Majesté sous une fine bruine et un ciel nuageux, un confortable 64° Farenheit (environ 18° Celcius pour le public continental, attaché à ses degrés celcius).

photoJe résidais chez des amis français dans une charmante petite ville héraultaise appelée Poussan, à 20 minutes de Montpellier. J’y arrivai après un trajet dans une voiture conduite à droite, par une autoroute saturée, pleine de conducteurs pressés…

 

Je découvris une région riche historiquement, intéressante côté mer, étang et montagne. Mon appareil photo regorgea vite de vues splendides de mes visites diverses et variées : abbaye de Valmagne sous le soleil matinal avec la voûte magnifique et impressionnante de son église et ses fûts, villa gallo-romaine de Loupian, Balaruc-Les-Bains, l’étang, les jardins ombragés, Bouzigues et ses fruits de mer, l’étang de Thau, Mèze et son petit port, photoSète et les joutes de la St Louis, Poussan et ses visites nocturnes, ses halles début XX°, les châteaux de Malbois et Monlaur, les longues balades dans les circulades, les parties de pétanque dans le jardin public ombragé, le petit marché du vendredi matin…

Le plus dur (après la chaleur) fut de survivre au rythme effréné des repas : déjeuners et dîners sont aussi copieux et longs les uns que les autres. Ce sont de véritables institutions françaises : de l’entrée au dessert, en passant par le fromage et le plat principal ! ah ! la cuisine française !

Je cédai avec ravissement aux plaisirs et aux saveurs des marchés locaux : olives de toutes sortes, fruits et légumes goûteux regorgeant de soleil, fruits de mer, fromages variés et bien sûr ( !) vins de la région qui n’ont rien à envier aux grands crus bordelais.

 

J’appréciais ces soirées estivales où l’on profite de la douceur de la nuit, où les dîners s’éternisent, où le temps semble suspendu, où l’on peut oublier sous le ciel étoilé dans des odeurs de lavandes et de romarin (si différent du ciel orangé londonien avec ses brumes de pollution.)

Mon court (toujours trop court) séjour touchait à sa fin. De père français (mais du nord de la France, un photoautre pays en soi), je peux prétendre à une carte d’identité française. Allais-je la demander ? Mes amis avaient-ils réussi à me convertir au style de vie du Sud de la France ?

Mais tout cela n’était qu’un intermède, vivant dans mes pensées certes, comme l’ambiance folle de cette fête de la St Louis à Sète mais loin de ma réalité – ma vie londonienne : taxis noirs, bus rouges etc.

Je retrouvai ma chemise à manches longues bleue marine et blanche, mon costume noir et débarquai à l’aéroport de Gatwick en fin d’après-midi sous un faible rayon de soleil. A Victoria Station, le Tube (métro) était bondé. C’était la fin du carnaval de Notting Hill et Bank holiday (jour férié en GB). Je me dépêchai d’attraper la rame de la Central Line. Le rythme était repris. Arrivé à destination, il ne faisait plus que 17° (j’en avais même oublié les degrés Farenheit, come les miles, les pouces, les pintes… non pas les pintes !) La routine reprenait son cours. Je retrouvais mes repères – ma chère Grande-Bretagne !

John

 
la publicité sur le Caussou, c'est gratuit...
Bannière
  Poussan / Hérault
administrer - mentions légales